maigrir devient dangereux pour sa santé

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Betsy Conley, une pigiste de New York, a raconté dans la revue américaine Glamour comment elle est devenue anorexique.

Elle rapporte que tout avait commencé de façon bien inoffensive. Ayant pris 10 lb au cours de sa première année universitaire, elle commença à s’inquiet de la perspective de porter un maillot de bain pour remplir ses fonctions de monitrice de piscine pendant l’été. Elle se mit donc au régime, se montrant très raisonnable au début.

Ses efforts donnèrent rapidement des résultats et elle prit plaisir à voir son poids diminuer. A la fin des  examens, elle pesait de nouveau 110 lb, ce qui est un poids normal pour une personne de 5 pi 3 po.

Peur de d’être trop gros

Toutefois, elle ne se trouvait pas encore assez mince. C’est ainsi qu’elle et sa cœur cadette, Sarah, décidément de «s’épauler». Leur déjeuner se composait toujours de céréales, mais elles ne mangeaient presque jamais le midi et se contentaient de melon et de yogourt le soir, tandis que le reste de la famille mangeait un repas normal.

A la fin de l’été, elles pesaient chacune environ 95 lb. Leur bronzage les faisait paraître en bonne santé et elles avaient acheté des vêtements plus petits. Le manque de nourriture les mettait cependant presque dans  un état second. Leur buste avait perdu tout galbe et elle n’avaient plus besoin de soutien-gorge.

De retour à l’université, Betsy continua à suivre son régime, convaincue que sa sœur la dépassait (c’est-à-dire qu’elle maigrissait plus vite). Si on lui servait du pot-au-feu, elle ne mangeait que les légumes. Elle buvait sans cesse du café pour diminuer son appétit. Elle ne dormait plus que quatre ou cinq heures par nuit, la caféine  et la faim la gardant éveillée. Toutefois, elle prenait toujours son déjeuner, le seul vrai repas qu’elle mangeait encore.

De retour chez ses parents,

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Chez ses parents, pendant les vacances, elle se montrait toujours gaie et exubérante afin de prévenir toute critique. Sa mère préparait des œufs durs, sur lesquels elle écrivait «mange-moi» ; Betsy ne mangeait que le blanc, le jaune contenant à son avis trop de calories. Un soir, son père interrompit la conversation à table, lorsqu’il la vit s’attabler encore une fois, avec sa sœur, devant du yogourt et des carottes. Il annonça alors à ses filles qu’il voulait les peser sitôt le repas terminé. Betsy pesait 89 lb et Sarah, 94.

Cette année-là, Betsy passa l’été  en Angleterre à travailler comme bonne d’enfants. A cette époque, en se regardant dans la glace, elle ne se rendait pas compte à  quel point elle était maigre. Au contraire, elle se croyait de taille normal et s’imaginait que tout accroc à son régime la mettait sur la voie de l’obésité.

La famille chez qui elle logeait de ses phobies, mais on ne trouvait rien à redire sur son comportement. Elle était enthousiaste, serviable, et les enfants dont elle s’occupait l’aimaient bien.

De retour a l’automne à l’université 

A l’automne, elle entra à l’université, toujours ravie d’être aussi mince. Sa maîtrise d’elle-même et sa volonté lui donnaient un sentiment de supériorité.

De  plus, comme elle n’aimait pas beaucoup les repas servis dans les institutions anglaises, son régime était facile à suivre.

Elle trouva un emploi dans un pub et c’est probablement la chopine de bière qu’elle buvait là de temps à autre qui la garda en vie.

Il y avait bien des moments où elle avait des doutes sur ce qu’elle faisait. Elle avait tellement faim aux petites heures du matin qu’elle n’arrivait plus à dormir.

Aujourd’hui, Betsy Conley sait qu’elle se comportait alors comme toute femme au seuil de l’annorexie nerveuse. Elle était obsédée par la nourriture ; et manger la dégoûtait. Son estime d’elle-même reposait sur sa capacité de ne presque rien manger.

ses parents lui rendent visite

Ses parents vinrent lui rendre visite avant son retour aux Etats-Unis et furent désolée de la trouver nerveuse, émacie, ne pesant guère plus que 80 lb. Elle atteignit le point critique après que son retour, un soir que sa sœur Ann et son mari l’avaient invitée à souper . Son estomac  rejeta les aliments avant même qu’il n’ait  commencé à  les digérer.

Evidemment, elle attribua son malaise au décalage horaire et au changement d’alimentation, mais elle n’était pas dupe. Comme ses parents se fâchaient, elle essaya de manger plus, attendant avec hâte le moment de retourner à l’université et d’échapper à leur vigilance.

l’infirmière qui la pesa à la reprise de l’année scolaire l’examina très attentivement lorsqu’elle découvrit qu’elle ne pesait que 84 lb. Betsy dut accepter d’aller s’assesoir dans l’antichambre du médecin, mais elle était furieuse, se disant que l’infirmière était jalouse d’elle, parce qu’elle était séduisante. Elle pensa même  à demander à une amie de prendre sa place.

Consultation chez le médecin

Quand , finalement, elle se trouva face au médecin, elle commença tout de suite à se défendre. Beaucoup de gens perdent 30 lb sans qu’on en fasse toute une histoire. Et quel mal y a-t-il à être très mince si l’on est en bonne santé ?

Les réponses du médecins furent  pertinentes et convaincantes. Une perte de 30 lb représentait plus du quart du poids original de Betsy. Ses cheveux fins attestaient un état de malnutrition ; il se mettraient probablement à tomber.

Elle avait mauvais teint et les nerfs toujours à fleurs de peu.

Le médecin posa enfin la question qu’elle redoutait le plus : à quand remontaient ses dernières menstruations ?

Elle se sentit suffisamment humiliée pour répondre par la vérité : quinze mois. Le médecin fut  scandalisé qu’une jeune adulte, étudiante à l’université, soit aussi inconsciente et ignorante des fonctions de son organisme.

Les troubles de l’alimentation,

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Il les annonça qu’elle souffrait d’anorexie nerveuse et qu’il lui fallait se soigner. Il lui dit que si la maladie avait été plus avancée, elle aurait dû être hospitalisée et nourrie intraveineusement. Elle pouvait arrêter  de développement de la maladie en combattant sérieusement son aversion pour la nourriture.

Puis, il ajouta qu’il ne pouvait déterminer quelles étaient ses chances d’avoir un enfant. Ce dernier commentaire produisit son effet.

Elle quitta le bureau du médecin mal à l’aise et perplexe, mais au fond très  reconnaissante. Ainsi,elle pouvait manger des sucreries, des biscuits, prendre une deuxième portions ! Comment pouvait-elle le faire sans devenir obèse ?

Elle commença pourtant à manger un peu plus, des yogourts à saveur de fruits, un peu de viande et de légumes. Au début, son estomac se rebella, et les nausées étaient fréquentes. Mais la lutte contre l’anorexie était bien amorcée.

Peur de prendre du poids,

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Sa dernière année d’université se passa en consultations et en séances de pesage chez le médecin. Des craintes irrationnelle de devenir obèse la mettaient encore dans des états frôlant l’hystérie, mais elle apprit aussi comme les gens qui souffrent d’annorexie ont une image déformée d’eux-mêmes, s’imaginant toujours obèses.

Elle eut des rechutes, mais son médecin lui apprit à se voir telle qu’elle était.

Betsy a eu beaucoup de chance. Elle est redevenue aussi normale qu’une personne ayant souffert d’anorexie pet l’espérer. Elle pèse maintenant 102 lb, mais elle craint toujours  l’obésité. Elle pense qu’elle mange trop, mais elle arrive à maîtriser ses phobies. Elle croit toujours qu’elle fait un peu d’embonpoint et le médecin n’a pas encore pu déterminer si elle pourra jamais avoir un enfant.

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